Les certifications

certification business analyst

(temps de lecture moyen : 2 m 15 s)

L’IIBA™ : l’association à but non lucratif historique
Les organismes de formation privés
Quelle reconnaissance ont ces certifications auprès des employeurs?
Mais alors, comment devient-on Business Analyst ?

Comment devient-on Business Analyst ? Quelles sont les formations dans les pays francophones ? De quel degré de reconnaissance bénéficient les diplômes et certifications auprès des entreprises ?

L’IIBA™ : l’association à but non lucratif historique

Née en 2004 au Canada, l’IIBA™ (International Institute of Business Analysis™) est une association internationale à but non lucratif dont l’objectif est de promouvoir et d’organiser les bonnes pratiques de la Business Analysis. A ce jour, elle propose 4 niveaux de certification :

  • Niveau 1 : ECBA™. Reconnaît les individus nouvellement entrants en BA.
  • Niveau 2 : CCBA®. Valide les connaissances de Business Analysts ayant de 2 à 3 ans d’expérience.
  • Niveau 3 : CBAP®. Valide les connaissances de Business Analysts ayant plus de 5 ans d’expérience.
  • Agile Analysis Certification : valide au moins deux années d’expérience sur la base de la deuxième version de l’extension Agile du guide BABOK ®.

L’implantation de l’IIBA™ dans les pays francophones commence à monter en puissance, même si elle est encore trop légère. Elle commence tout juste à être connue par les candidats potentiels de la profession.

A ma connaissance, les guides de préparation aux examens ainsi que la « bible » qu’est le BABOK® sont – à l’heure où j’écris ces lignes – disponibles en anglais uniquement, de même que les examens. Certaines anciennes versions des guides sont traduites en français, mais elles ne tiennent pas compte des récentes évolutions de la profession. Par exemple, le rôle du Business Analyst en contexte Agile, ou dans des projets de Business Intelligence.

Je trouve personnellement le BABOK® Guide peu « sexy » à lire… Apprendre les bonnes pratiques est fondamental mais se gaver de terminologie et de concepts peut décourager les débutants, ce qui est bien dommage car le métier est passionnant!

Néanmoins, l’IIBA™ et son BABOK® restent LA référence la plus complète pour se certifier en Business Analysis à un prix très abordable.

Les organismes de formation privés

Ça commence enfin à frémir sur le marché francophone, mais l’offre est encore très chétive et bien moins aboutie que celle de l’IIBA™.

  • Il existe quelques formations certifiantes privées. Cependant, leurs tarifs ne sont abordables que si vous pouvez vous la faire financer par votre employeur ou par un organisme comme le FONGECIF.
  • Un nombre infime de grandes écoles de management ou de commerce proposent actuellement un Master 2 ou un MBA spécialisé en Business Analysis.
  • Quant aux cursus informatiques, peu (pas?) proposent une spécialisation.

Quelle reconnaissance ont ces certifications auprès des employeurs?

Pour l’instant, elle est presque inexistante, mais on constate quand même une augmentation de la demande de formation en interne de la part des consultants. En réalité, il y a un tel besoin de profils Business Analysts que les SSII/ESN sont prêtes à accepter tous les candidats! Côté client final, c’est l’expérience du candidat et son adéquation avec le besoin qui seront décisifs.

Alors à quoi servent les certifications, me direz-vous?

L’intérêt majeur est de partager la terminologie et les bonnes pratiques. Mais le risque est aussi d’en faire une profession sectaire avec des membres qui se reconnaîtront par leur habileté à utiliser tel ou tel « wording ». Or le seul indicateur de réussite n’est-il pas la conformité (des fonctionnalités) de la solution aux attentes du client?

Mais alors, comment devient-on Business Analyst ?

Eh bien actuellement, essentiellement… sur le tas !

Une expérience pointue dans un secteur d’activité ou la connaissance apportée par leur précédent métier peut conduire certains professionnels à devenir Business Analyst métier ou gouvernance. De même, un diplôme en informatique (du type ingénieur, MIAGE ou Master 2) amène également certains jeunes consultants à préférer être Business Analyst IT plutôt que développeurs ou chefs de projet.

Promouvoir la Business Analysis, c’est donc:

  • établir un pont entre compétences métier et connaissance des systèmes d’information;
  • partager les bonnes pratiques de la profession;
  • et ne jamais perdre de vue que l’analyse métier, c’est avant tout l’Humain au cœur d’un Système.

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