Formation en entreprise

Devenir Business Analyst en S.I.

Les fondamentaux

Business Analyst : un métier récent, devenu un incontournable des projets de S.I.

En quelques décennies, nous sommes passés de la société industrielle à la société de l’information. De nos jours, une organisation qui ne sait pas gérer ses propres flux de données et ignore celles de son environnement est vouée à disparaître. Pour s’adapter avec succès à une société mondialisée en constante mutation, les entreprises doivent donc s’appuyer sur des systèmes d’information :

  • De qualité : adaptables, modulaires, rapides, faciles à utiliser et à maintenir…
  • En lien avec les besoins « métier », lesquels évoluent continuellement pour répondre aux contraintes de leur environnement.

Le métier de Business Analyst n’est pas totalement nouveau. Auparavant, on le rencontrait en tant que :

  • « Consultant fonctionnel » ou « AMOA » quand il travaillait sur la définition et la vérification de la solution informatique cible,
  • « Consultant en X ou Y » (en conduite du changement, amélioration des processus, ERP, BI etc…), lorsqu’il amenait une expertise particulière à l’organisation cliente.

Le problème avec ces différents « rôles » est qu’ils favorisaient le travail en silo : certes, on maîtrisait son expertise ou son activité, mais au fur et à mesure de l’avancement du projet, on perdait fréquemment de vue la photo globale.

L’objectif final que tous ces acteurs poursuivent est d’aider l’organisation à identifier, puis spécifier, vérifier, valider et déployer la meilleure solution possible en réponse à une nécessité de changement.

C’est ainsi que, peu à peu, ces différents rôles ont fini par être réunis sous une même bannière : le Business Analyst.

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La pénurie de Business Analysts et ses conséquences dramatiques

A l’heure où j’écris ces lignes, la demande des entreprises en profils de Business Analysts – et particulièrement celle des ESN, qui répondent à 80% des demandes de prestations technologiques du marché – est largement supérieure à l’offre.

Les conséquences sont dramatiques pour les entreprises.

En effet, d’un côté, les projets qui sont lancés manquent souvent de ressources adaptées et formées permettant répondre eficacement aux besoins métier. Il en résulte des projets mal ficelés et ne répondant pas aux besoins de l’entreprise. Dans le meilleur de cas, il s’agit juste de beaucoup d’argent gaspillé, alors qu’il aurait pu être investi ailleurs. Dans le pire des cas, ces projets ratés peuvent faire couler une entreprise, à court ou moyen terme, à cause de son incapacité à relever les nouveaux défis de son environnement.

>> Voir aussi Pourquoi 83% des projets informatiques échouent-ils?

De l’autre côté, bien des ESN déclinent des appels d’offres et donc perdent des opportunités de chiffre d’affaire par manque de Business Analysts disponibles.

Les problèmes de recrutement

La plupart d’entre elles font donc du « sourcing » auprès de tous les candidats intéressés pour devenir Business Analysts, qu’ils soient jeunes diplômés d’écoles de management, ou professionnels issus du « métier » ou des équipes de développement. Or, ceux-ci n’ont jamais été formés à l’analyse métier, et savent souvent à peine en quoi cela consiste.

Les problèmes résultant de cette façon de recruter sont multiples.

Tout d’abord, côté candidats, leur motivation peut vite s’éroder devant la complexité de la responsabilité qui leur incombe ; bien souvent ils ne savent pas comment aborder leur métier, dont ils ont du même du mal à appréhender le périmètre. Certains finissent par le considérer comme un « bullshit job » (voir par exemple cette « VIDEO. Malgré un CDI et 3 000 euros mensuels, Aurélien a démissionné de son « bullshit job »), et démissionnent. Re-belotte pour l’entreprise, qui doit à recommencer son difficile processus de recrutement.

Heureusement, comme ce métier est passionnant, il arrive souvent que le Business Analyst fraîchement nommé reste en poste, et acquiert de l’expérience au fil des années. Cependant, la vie n’en devient pas un long fleuve tranquille pour autant. En effet, ce sont les responsables RH ou les managers qui ont la charge de « staffer » les Business Analysts sur leurs nouvelles missions. Comme ils sont mal voire non formés eux-mêmes à la réalité du métier, ils le font en fonction de ce qui est indiqué sur le CV. Les Business Analysts en ESN ont ainsi relativement peu d’occasions de découvrir toutes les facettes de leur vaste métier. Ils deviennent donc des spécialistes, qui consultant fonctionnel, qui testeur fonctionnel, ou autres expert SAP, BI ou en conduite du changement…

Et voilà, on retombe donc dans la situation vécue avant les années 2000, ou presque !

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Que peut vous apporter ma formation?

J’ai commencé, comme 100% des Business Analysts en 2006, à me former sur le tas. Et je ne le regrette pas, car la pratique est sans doute la meilleure manière pour acquérir des connaissances et de l’expérience.

Mon parcours est décrit ici : Qui suis-je ? et vous trouverez également mon curriculum vitae sur mon profil Linkedin.

Comme je suis Business Analyst freelance, j’ai fait le choix de sortir de ma zone de confort dès que j’atteignais une expertise suffisante dans l’un des domaines de l’analyse métier. J’ai donc exercé quasiment toutes les activités du spectre de la Business Analyse, et en parallèle, j’ai continué de me documenter sur tous les sujets que je rencontrais : techniques, activités, livrables, méthodes…

J’ai passé des milliers d’heures et une bonne dizaine d’années avant de me considérer comme une experte, capable d’amener mes clients avec succès au coeur de leurs objectifs.

Cette formation est le fruit de toutes ces années d’expérience : je me suis fixée comme challenge personnel de permettre à mes collègues Business Analysts de ne pas perdre leur temps à acquérir les bases de leur métier. Et également, de combler l’écart que nous autres, Business Analysts francophones, avons avec nos amis anglosaxons.

Au fil de ma pratique, j’ai progressivement vu apparaître une trame commune, que l’on peut retrouver sur tous les projets de systèmes d’information, quelle que soit la technologie ou la méthode de gestion de projet employée.

Cette trame commune, je l’ai appelée la méthode REVE :

méthode REVE

Une fois que l’on comprend la démarche qui permet, en partant d’un besoin exprimé a minima par l’entreprise, de lui livrer une solution au plus près de ses attentes, on peut l’appliquer à toutes les organisations, à tous les projets, à tous les secteurs d’activités.

Ainsi, avant de proposer aux Business Analysts d’utiliser la perceuse et la scie-sauteuse, je leur apprends à concevoir les plans de leur maison, à s’entourer des bons artisans, à réfléchir aux matériaux les plus appropriés à leurs besoins, et à gérer de A à Z leur projet de construction.

A l’issue de cette formation, le / la Business Analyst est capable de mettre en œuvre une stratégie fiable pour recommander, spécifier, vérifier et valider une solution, en complète adéquation avec les besoins du client final. Il / elle est autonome, et sait comment continuer de faire progresser son expertise et sa valeur ajoutée.

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