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Quelle est la personnalité MBTI-type du Business Analyst ?

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La plupart des Business Analysts ont auparavant exercé un autre métier ou obtenu un diplôme parfois bien éloigné du monde des projets de systèmes d’information ou même des affaires. Entre 30 et 40 ans, ils n’arrivent plus à gérer la dissonance cognitive qu’ils éprouvent. Ils ne se satisfont plus d’une carrière qui ne fait plus sens pour eux, ou se sentent éloignés des valeurs de leur métier ou de leur entreprise.

Certains partent élever des chèvres dans le Larzac… mais même si ces « success stories » peuvent nous faire rêver, peu sont ceux qui sont prêts à changer radicalement de vie. Le risque perçu est trop grand, et le conjoint n’est pas forcément d’accord pour suivre.

La première option – brûler le navire, repartir de zéro ailleurs – étant écartée, ils envisagent une deuxième option plus consensuelle, plus abordable et potentiellement moins risquée qui est la reconversion en réutilisant leur expérience professionnelle.

Reconversion professionnelle : la quête de sens

C’est souvent là que je les retrouve – ou qu’ils trouvent mon blog : ils ont identifié le métier de Business Analyst, cherchent des informations sur les activités, le salaire, les diplômes requis, mais ils veulent également et surtout s’assurer que cet investissement personnel et financier en vaudra la peine. Pour certains, il y a la crainte de retomber dans un « bullshit job », l’envie d’avoir enfin des horaires de travail corrects et de profiter de leur famille, pour d’autres il y a le besoin profond d’être stimulé intellectuellement, d’exprimer leur créativité ou d’avoir des contacts sociaux épanouissants.

>> Lire aussiBusiness Analyst: un métier incontournable

Certains me demandent si « on est collé à son écran toute la journée », d’autres si « on apporte vraiment quelque chose aux entreprises et aux collaborateurs », ou si « on fait tout le temps les mêmes activités ».

Quel que soit le métier que vous souhaitez exercer, vous devez réfléchir au préalable à la compatibilité de vos savoirs, savoir-faire, savoir-être, de vos diplômes et de votre expérience, ainsi que celle de vos « soft skills » innés ou acquis.

>> Lire aussiPourquoi développer ses « soft skills »

Les spécialistes en ressources humaines ont une panoplie d’outils à leur disposition pour sélectionner les candidats.

  • Outils pour définir les besoins en recrutement: fiche de poste, offre d’emploi.
  • Outils d’aide au sourcing: jobboards, réseaux sociaux, site internet de l’entreprise, événements…
  • Outils d’aide à la sélection des candidats: grille de présélection, entretien de recrutement, entretien de groupe, tests de sélection, assessment center
  • Outils d’évaluation des candidats: tableau de bord d’analyse d’entretien d’embauche

Parmi les tests de sélection, on trouve les tests de personnalité qui évaluent la capacité des candidats à intégrer l’entreprise et une équipe de travail. Certaines entreprises font également appel à des outils d’analyse sémantique pour évaluer la compatibilité du profil psychologique du candidat avec les valeurs de l’entreprise.

Et bien entendu, lors des bilans de compétences, ces outils sont également utilisés pour aider les professionnels en reconversion à trouver leur voie.

Le questionnaire MBTI®

Bonne nouvelle, vous pouvez vous aussi évaluer gratuitement votre personnalité grâce aux ressources proposées sur internet ! Cela vous aidera à mieux cibler le contexte dans lequel vous vous épanouirez en tant que Business Analyst (BA).

Il faut en en effet bien comprendre que le périmètre du métier de BA est extrêmement large, et qu’il s’étend avec l’expérience : vous ne ferez pas la même chose au début de votre carrière de Business Analyst qu’après d’un certain nombre d’années de pratique.

D’autre part, les activités et le contexte dans lequel l’analyse métier est exécutée diffèrent d’un projet à l’autre, d’un département à l’autre, d’une équipe à l’autre, d’une organisation à une autre…

Connaître sa personnalité MBTI® est donc un bon point de départ pour savoir si vous exploiterez votre plein potentiel dans un contexte précis – valeurs de l’entreprise, secteur d’activité, mode de gestion de projet, technologies utilisées ou cibles etc…

Et après tout, si les recruteurs utilisent les tests de personnalité pour vous évaluer, c’est qu’il fait sens pour les entreprises !

Voici donc quelques repères à connaître si vous souhaitez approfondir qui vous êtes.

C’est quoi, les personnalités MBTI® ?

L’origine de ce questionnaire est liée à la théorie des types psychologiques de Carl Jung (1921), reprise plus tard par deux Américaines, Catherine Briggs et sa fille Isabel Myers-Briggs, qui ont développé dans les années cinquante cet indicateur.

Ce questionnaire rassemble plusieurs dizaines de questions et cherche à identifier chez chaque candidat quatre grandes préférences dans leur manière d’envisager la vie :

  • L’extraversion (E) et l’introversion (I),
  • La sensation (S) et l’intuition (N),
  • La pensée (T) et le sentiment (F),
  • Le jugement (J) et la perception (P).
MBTI Type

Selon ce questionnaire, chaque personne a donc quatre préférences au total. Quelqu’un peut cumuler l’extraversion, l’intuition, la pensée et le jugement, une autre l’introversion, la sensation, le sentiment et le jugement…

Il y a ainsi 16 combinaisons possibles définies comme les 16 types psychologiques de Myers-Briggs (marque déposée). Vous pouvez ainsi « être » ESTP, ou INTP, ou ENFJ ou ISFP et ainsi de suite. Chacun est libre de tenter de se définir en fonction de la définition proposée pour chacun de ces 16 types ou de remplir un questionnaire à l’issue duquel vous aurez un diagnostic assez fiable.

Si vous voulez en savoir plus, vous trouverez facilement des ressources sur internet, comme par exemple celui du site 16Personalities.

Le site Psychomedia propose également un test de personnalité très complet basé sur 220 questions, qui identifie avec précision 25 traits de la personnalité, organisés en 5 grands domaines. Il a été publié en 2012 par le psychologue Robert F. Krueger et ses collègues du groupe de travail sur les troubles de la personnalité de l’American Psychiatric Association dans le cadre de l’élaboration du DSM-5 (5ème édition du Manuel Diagnostique et statistique des troubles mentaux).

Bien entendu, l’objectif n’est pas ici de détecter si vous souffrez d’une personnalité borderline, mais d’étoffer la connaissance que vous avez de vous-même pour mieux évaluer votre compatibilité avec le métier de Business Analyst.

Ah au fait : si vous êtes tenté d’évaluer discrètement vos petits camarades, sachez que les psychologues eux-mêmes évitent de poser des diagnostics fondés exclusivement sur le comportement. En effet, la réalité que nous offrons aux autres est souvent trompeuse dans le contexte professionnel – encore pire dans les professions exposées publiquement comme l’explique cet article de Slate écrit lors de l’élection présidentielle de 2012 « Présidentielle : quel est le profil psychologique des candidats ?»

Pour favoriser votre recrutement, vous pourriez donc être tenté de faire comme les politiques, vous forger un comportement « business analyst-compatible », mais sachez également être conscient de votre personnalité réelle pour sélectionner les postes et les entreprises qui colleront le mieux à vos valeurs…

Les 16 types MBTI ® et leurs relations au monde professionnel

Le site TheMyersBriggs.com référence les 16 types de personnalité MBTI® et leur compatibilité professionnelles.

Exemple 1 : la personnalité ISTJ

ISTJ

Voici comme est décrite la personnalité ISTJ.

  • Les types de personnalité ISTJ sont sensés, fiables et attentifs aux détails.
  • Points forts du type ISTJ: dignes de confiance et systématiques, les types ISTJ aiment travailler à l’aide de méthodes et de procédures clairement définies. Ils ont tendance à être gardiens de tradition, centrés sur la tâche et aptes à la décision
  • Points de développement potentiels pour les ISTJ:  les personnes à dominante ISTJ ont tendance à camper sur leurs positions et sont parfois perçues comme rigides et froides.  
  • Caractéristiques typiques d’un ISTJ: les ISTJ sont généralement minutieux, consciencieux, réalistes mais aussi systématiques et réservés.
  • Carrières et orientation professionnelle des ISTJ: les ISTJ aiment avoir des objectifs clairs et des délais réalistes, travailler avec des données factuelles pour résoudre les problèmes et suivre les progrès. Ils préfèrent travailler dans des environnements professionnels traditionnels, avec des personnes qui prennent leurs responsabilités au sérieux. Les ISTJ ont tendance à s’orienter vers des postes de gestion ou d’administration. L’application de la loi et la comptabilité comptent également parmi leurs domaines d’intérêt.
  • Les ISTJ sous stress: les déclencheurs de stress des ISTJ peuvent être tout ce qui remet en question leur préférence naturelle pour la structure et la logique. Dans les situations particulièrement stressantes, ils peuvent devenir accusateurs et pessimistes, et avoir tendance à se retirer et se fermer. Les différents facteurs de stress du ISTJ sont illustrés dans cette image de « tête à l’envers ».
ISTJ stress
  • Les ISTJ et les relations: les ISTJ sont généralement perçus par les autres comme des individus cohérents et méthodiques, attachant de l’importance aux traditions. Les ISTJ savent tisser de bons rapport avec les autres, et travaillent dur pour respecter leurs engagements.

Exemple 2 : la personnalité ENFJ

ENFJ Business Analyst

Le résultat de mon test montre que je « suis » ENFJ, et je dois dire que je m’y reconnais assez : les missions qui ont été les plus difficiles dans ma carrière ont effectivement eu comme points communs les attributs mentionnés ci-dessous dans l’illustration des « ENFJ sous stress ». Je sais donc à présent qu’il me faut éviter de travailler dans ce genre de contexte professionnel !

  • Les types de personnalité ENFJ se montrent attentionnés, empathiques, motivants et suscitant l’inspiration.
  • Points forts du type ENFJ : les ENFJ sont capables de faire ressortir le meilleur des équipes en travaillant en étroite collaboration avec elles, et en prenant des décisions qui respectent et prennent en compte les valeurs de chacun. Ils sont doués pour établir un consensus et sont des meneurs charismatiques.
  • Points de développement potentiels pour les ENFJ : les ENFJ parlent souvent beaucoup et peuvent se décourager s’ils ne reçoivent pas suffisamment de retours de la part des autres. Ils attendent de chaque personne qu’elle se consacre autant à sa tâche qu’eux-mêmes, et peuvent trouver les conflits et l’absence de consensus difficiles à gérer. Ils négligent parfois les réalités logiques et factuelles lors de la prise de décision.
  • Caractéristiques typiques d’un ENFJ : les ENFJ sont généralement chaleureux, coopératifs et d’un grand soutien, ainsi que conviviaux et organisés. Ils ont également tendance à être persuasifs.
    Carrières et orientation professionnelle des ENFJ : les ENFJ aiment aider les autres à acquérir de nouvelles compétences, structurer leur temps et respecter les échéances. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes dans un environnement qui favorise la collaboration et l’harmonie, notamment pour parvenir à des objectifs communs. Les ENFJ sont susceptibles d’être attirés par les carrières dans le conseil, l’enseignement, la santé ou la religion.
  • Les ENFJ sous stress : les ENFJ seront typiquement stressés dans les situations présentées par cette « tête à l’envers ». Dans les situations particulièrement stressantes, ils ont tendance à être pessimistes et rigides, et sujets au doute et au manque de tact.  
ENFJ stress
  • Les ENFJ et les relations : les ENFJ tendent à encourager le développement de ceux qui les entourent, et comprennent rapidement leurs besoins émotionnels. Leur entourage les perçoit comme bienveillants, expressifs et agréables.

La personnalité MBTI® du Business Analyst

Maintenant que vous savez ce que sont les personnalités MBTI ® et quelle est la vôtre (vous avez bien passé votre test ?…), ce qui vous intéresse est probablement de connaitre le type MBTI le plus compatible avec le métier de Business Analyst.

Elizabeth Larson a publié un article (« Is there a personality profile for the Project Manager and Business Analyst ? »), dans lequel elle explique avoir essayé de le cerner le en lançant un petit sondage lors d’une conférence.

Voici ce que cela donne (traduction française):

“Lors d’une récente présentation sur le thème des rôles de Business Analysts et de Project Managers, quelqu’un m’a posé une question sur les types de personnalité. Cette personne a demandé s’il y avait, en général, certains traits de personnalité prédominants chez les Project Managers et les Business Analysts. J’ai demandé au public dans la salle ce qu’il en pensait. Voici quelques-unes des réponses.

  • Vision globale / vision détaillée

Une Business Analyst a répondu qu’elle pensait que les BAs avaient une vision plus globale des choses, tandis que les chefs de projets étaient plus focalisés sur le détail. J’ai demandé aux chefs de projet de l’auditoire ce qu’ils en pensaient et ils ont répondu exactement l’inverse.

  • Intuition / logique

Un autre Business Analyst a suggéré que les BAs étaient plus intuitifs. Une fois encore, j’ai demandé aux chefs de projet ce qu’ils en pensaient et ils ont répondu qu’au contraire, ils se trouvaient plus intuitifs et que les Business Analysts étaient plus logiques.

  • Introversion /extroversion

Une autre personne a suggéré que les Business Analysts étaient extravertis alors que les chefs de projets étaient plutôt introvertis. Evidemment ces derniers ne furent pas d’accord.  Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas ces termes, sachez qu’en général, les extravertis ont tendance à être « énergisés » au contact d’autres personnes, au contraire des introvertis qui puisent leur énergie dans la pensée et l’imagination. Les extravertis ont tendance à aimer socialiser quand les introvertis ont tendance à préférer rester dans leur sphère privée. Les extravertis ont tendance à prendre des décisions rapides alors que les introvertis ont généralement besoin de plus de temps pour peser le pour et le contre. Les extravertis ont tendance à parler, puis à penser, alors que les introvertis pensent d’abord et parlent ensuite.

  • Réflexion / Action

Quelqu’un a ensuite suggéré que les chefs de projets étaient plus orientés vers l’action tandis que les Business Analysts étaient plus réfléchis. Cette fois-ci, tout le monde a été globalement d’accord.

Je pense en réalité que les Business Analysts et les chefs de projets partagent tous ces traits de personnalité, et plus encore. Tous ont besoin de voir l’arbre derrière la forêt, tous ont besoin à la fois d’intuition et de logique, tous deux ont besoin d’agir et de réfléchir, et ces deux rôles ont besoin à la fois d’interagir avec autrui mais aussi d’être seuls. Cependant, je pense qu’ils utilisent ces traits de personnalité à différents moments du projet et pour différentes raisons.

Vision globale vs vision détaillée

Les Business Analysts et les chefs de projets ont tous les deux besoin de comprendre la photo globale tout en en retraçant les détails. Les Business Analysts conservent en effet en mémoire tous les éléments spécifiques leur permettant de progresser de la vision métier et de la rédaction des exigences de haut niveau à la description des fonctionnalités et des exigences non fonctionnelles détaillées. Même chose quand ils élicitent et modélisent les exigences, et quand ils s’assurent que la solution cible résout effectivement le problème formulé côté métier.

>> Voir aussi[VIDEO] Définir les Exigences Non Fonctionnelles

De même, les Project Managers ont besoin d’une perspective globale pour travailler avec le Sponsor sur le Project Charter et les objectifs du projet, pour faire des présentations à la direction générale afin de justifier les demandes de financement et pour s’assurer que le projet répond aux objectifs fixés. Simultanément, lorsque les chefs de projet détaillent le business plan, que ce soit au niveau des fondamentaux du projet, de son plan de communication, des estimations budgétaires, du planning, de la prévision de gestion des ressources, ou du suivi de projet, ils sont amenés à répertorier une multitude de détails.

Intuition vs. Logique

Si on en croit la définition du dictionnaire, l’intuition est une “forme de connaissance vive et rapide qui ne recourt pas au raisonnement”. On peut alors bien évidemment arguer que Business Analysts comme chefs de projets y ont recours.

De son côté, la logique étant « la manière de raisonner et d’agir de manière cohérente et rationnelle », alors il semble évident que les BAs comment les CP en ont besoin pour exercer leur rôle.

Il y a très longtemps, un consultant m’avait dit que j’étais “très logique, pour une femme”, et j’ai pris cela comme le plus grand des compliments. Quelques années plus tard, lorsque « l’intuition féminine » était encore considérée comme un attribut négatif chez les femmes d’affaire dîtes « sérieuses », j’ai fièrement noté à quel point mon patron appréciait mon intuition. En réalité, je me souviens encore qu’il s’était repris, me disant que, non, ce n’était pas de l’intuition mais la conséquence de ma longue expérience qui me permettait d’apprécier de manière pertinente les situations et les gens. Bien sûr, je ne nie pas le fait que plus nous avons d’expérience, plus nous pouvons facilement naviguer dans des territoires inexplorés. Toutefois, j’ai constaté que certains d’entre nous ont plus besoin que d’autres de disposer d’informations factuelles pour prendre leurs décisions. Honnêtement, je suis incapable de vous dire si le rôle de Business Analyst fait davantage appel à l’intuition qu’à la logique.

Introversion vs extraversion

Il me serait difficile de classer les BAs et les CP dans l’une ou l’autre de ces catégories. Il y a des moments dans un projet où nous avons besoin d’interagir intensément avec les autres et des moments où nous avons besoin d’être seul. En ce qui concerne le Business Analyst, chacun des domaines d’expertise détaillé dans le BABOK® (Business Analysis Body of Knowledge) comporte des tâches et des techniques qui favorisent parfois l’introversion, parfois l’extraversion, mais les deux sont nécessaires pour mener à bien toutes ces tâches.

>> Lire aussiQuelles certifications pour devenir Business Analyst?

Par exemple, les tâches pour mener à bien l’activité d’élicitation requiert plus d’extraversion, tandis que l’analyse et la documentation des résultats requiert plus d’introversion. Dans le guide PMBOK® (Projet Management Body Of Knowledge), la constitution de l’équipe projet requiert plus d’extraversion tandis que la mise en place de la gouvernance requiert plus d’introversion. Dans un article paru dans Forbes le 30 novembre 2009, Jennifer B. Kahnweller soutient de manière convaincante que les introvertis font les meilleurs leaders. Les professionnels de la gestion de projet les plus efficaces sont sans doute les “ambiverts”, c’est-à-dire ceux qui se situent au centre du continuum allant de l’introversion à l’extroversion.

Réflexion / Action

Bien qu’il y ait des moments sur un projet où nous devons agir et des moments où nous devons écouter et prendre du recul pour envisager des alternatives, en général, le Business Analyst est plus réfléchi et le Project Manager plus orienté vers l’action. Le chef de projet se concentre davantage sur la livraison du produit final dans les délais et le budget impartis, il a donc davantage tendance à agir et à le faire vite. De leur côté, les Business Analysts doivent s’assurer que le produit final fonctionne réellement comme attendu par les parties prenantes et les acteurs. Il leur est donc indispensable d’analyser les alternatives et les impacts. Cela demande donc en général plus de temps, de réflexion et de patience.”

Article d’Elizabeth Larson, PMP, CBAP, CSM, PMI-BA (titre original : (« Is there a personality profile for the Project Manager and Business Analyst ? », traduit en français par bestofbusinessanalyst.fr)

Pour conclure

Depuis toutes ces années où je pratique le rôle de business analyst, j’ai rencontré des personnalités plus ou moins extraverties, intraverties, intuitives, logiques, chaleureuses ou dans la retenue. Ce que j’ai pu constater, c’est que plus le rôle de Business Analyst fait appel à des compétences techniques informatiques, plus les personnalités introverties et logiques se sentent à l’aise. Là où les activités de business analyse sont focalisées sur l’élicitation, la gouvernance, la présentation et la recommandation, ce sont plutôt les personnalités extraverties qui s’épanouissent.

Souvent, les candidats techniques qui veulent devenir Business Analysts font justement cette démarche de reconversion car ils sont « en manque » d’interactions sociales avec les utilisateurs.

Et à l’autre bout de l’échelle des profils de BA, on peut rencontrer des personnes qui ont longtemps travaillé dans la vente ou avec les clients finaux de leur entreprise, et qui se sentent « fatigués » de ne pas avoir de moments d’intériorisation au cours de leur journée de travail.

Un Business Analyst qui n’est pas très à l’aise avec la communication va sans doute rester dans sa zone de confort toute sa vie professionnelle dans des activités orientées « solution technique ». A contrario, un Business Analyst qui aime communiquer et qui s’ennuie vite face à son écran aura tendance à se focaliser sur des activités orientées « métier ».

Alors… Ne peut-on finalement pas en conclure que la personnalité MBTI® « type » d’un bon Business Analyst n’existe pas ?

Personnellement, je pense que celles et ceux qui progresseront le plus sont tous ceux qui ont une personnalité MBTI® relativement centrée, quel que soit leur type. En d’autres termes, si votre type MBTI® est extrêmement marqué, vous aurez tendance à vous cantonner aux activités qui vous correspondent le mieux, au lieu d’explorer le vaste territoire de l’analyse métier, au carrefour de tant de domaines passionnants.

Et vous, où vous situez-vous ? Et vers où voulez-vous aller dans les prochaines années ?

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Alice Svadchii
Alice Svadchii
Auteure du blog et Business Analyst enthousiaste

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Eryck

Moi, je suis ISTJ, donc on ne peut pas s’entendre ;-)))))

Un autre test pour se découvrir, et apprendre sur soi est l’AEC Disc. Le résultat se compose de 2 couleurs, qui représentent ta tendance naturelle, qui est ta tendance “de base” et ta tendance adaptée, qui est ton comportement.
Bien sûr, normalement, les 2 tests donnent des résultats similaires. Je vois bien du rouge et du jaune chez toi 😉