Business Analyst autodidacte : 7 erreurs fréquentes et comment les corriger simplement

98% des Business Analysts sont autodidactes. Et beaucoup de celles et ceux qui souhaitent se reconvertir dans ce métier en forte croissance pensent que c’est une force pour réussir leur transition professionnelle.

Alors, oui, la business analyse est au carrefour des enjeux économiques, technologiques et humains, et la plupart des candidats ont des compétences transférables immédiatement utilisables. Mais attention.

Apprendre sur le tas ne signifie pas « Pas de dogme, pas de cadre, une liberté totale pour se former comme on veut ». Méfiez-vous, car derrière cette liberté se cache une vérité moins séduisante : la majorité des Business Analysts autodidactes répètent les mêmes erreurs, encore et encore. Pas parce qu’ils sont moins compétents, mais parce qu’ils tombent dans des pièges invisibles. Et ils amplifient année après année un syndrome de l’imposteur tenace, tout en perdant le gouvernail de leur carrière.

Certains livrent des documents que personne ne lit. D’autres se font surprendre par des parties prenantes oubliées. D’autres encore s’accrochent à une méthode ou un outil comme à une bouée, sans jamais se demander si cela correspond vraiment au projet ou à leurs besoins. Le pire, c’est que ces erreurs ne se voient pas tout de suite : elles apparaissent en silence, quand la crédibilité s’effrite, quand les projets dérapent, quand la confiance disparaît.

De nos jours, devenir Business Analyst en autodidacte est possible, mais de nombreux débutants tombent dans les mêmes erreurs.

Cet article va mettre en lumière ces 7 erreurs fréquentes. Pas pour accabler les BA autodidactes — j’en ai rencontré assez pour savoir qu’ils sont souvent passionnés, courageux et débrouillards, et j’en ai été une moi-même. Et les compétences des Business Analysts débutants sont nombreuses. Mais parce que si vous comprenez ces erreurs, vous pouvez éviter de perdre des mois à répéter les mêmes schémas. Et transformer votre parcours d’autodidacte en véritable accélérateur de carrière.

Erreur n°1 : rôle du Business Analyst autodidacte mal défini

C’est probablement l’erreur la plus répandue chez les Business Analysts autodidactes. Et pourtant, elle est presque invisible. Beaucoup de BA démarrent leur mission persuadés qu’on attend d’eux, par exemple, de “recueillir des besoins” et de “produire des livrables”. Mais dans la tête de leur client ou de leur manager, l’histoire est toute autre : certains pensent que le BA doit gérer le projet, d’autres qu’il doit rédiger des spécifications techniques comme un développeur (je pense notamment aux projets « data », de Business Intelligence ou de paramétrage de logiciels sur étagère). D’autres encore, que le Business Analyst doit juste être un facilitateur et un traducteur entre métiers et IT…

Résultat ? Chacun projette sa propre définition du rôle. Et quand les attentes ne sont pas alignées, la confiance se fissure très vite. Vous livrez quelque chose de parfaitement logique pour vous — mais totalement inutile pour l’autre, un piège fréquent pour les Business Analysts autodidactes débutants.

J’ai en mémoire une mission où le malentendu était flagrant. Le contexte (hyper fréquent) : un projet IT géré avec une méthodo agile (SCRUM). Sur l’organigramme, il y avait déjà un Product Owner, un UX/UI designer, et des développeurs qui étaient là depuis des années (et qui connaissaient très bien les besoins utilisateurs). Le client avait identifié un manque de fluidité et de communication, et a souhaité doter l’équipe d’un Business Analyst, pour muscler le processus et combler les failles. Le problème : le BA n’exerçait pas de responsabilités bien définies. Il était là pour faire le « pompier ». Et quand on est au carrefour du métier, de l’IT et de la gestion de projet, on finit par faire tout ce que les autres acteurs du projet ne veulent pas ou n’ont pas le temps de faire. Ingérable pour soi-même, et pour le projet. Le problème n’était pas le travail ou les compétences du BA, mais l’absence de clarification au départ.

Ce que je retrouve régulièrement dans les témoignages d’autres BA — que ce soit sur LinkedIn, dans les forums ou même sur des articles comme ceux de ModernAnalyst — c’est cette même confusion : le métier est encore trop méconnu, et chacun le redéfinit à sa façon.

Comment corriger le tir ?

La solution paraît simple, mais demande du courage : poser les bonnes questions dès le premier jour. Qu’attendez-vous de moi, précisément ? Quels livrables ? À quel niveau de détail ? Qui est responsable de quoi ? Cela peut sembler évident, mais très peu d’autodidactes osent poser ces questions, de peur de passer pour incompétents.

La nuance

Attention : tout n’est pas blanc ou noir. Dans certains contextes, un rôle volontairement flou peut être une opportunité. J’ai déjà vu des BA autodidactes tirer leur épingle du jeu précisément parce qu’ils se sont engouffrés dans ce “no man’s land” de responsabilités, en allant au-delà de leur périmètre. C’est risqué, mais ça peut accélérer leur apprentissage et les positionner comme des profils hybrides très recherchés.

Erreur n°2 : oublier les parties prenantes, piège classique du BA autodidacte

C’est une erreur qui coûte cher. Très cher.
Un Business Analyst autodidacte, souvent absorbé par ses livrables ou par la compréhension “fonctionnelle” du besoin, oublie que son véritable terrain de jeu, ce sont les humains. Les projets qui échouent ne le font pas parce que la technique n’était pas au point, mais parce qu’une partie prenante clé n’a pas été consultée, entendue ou embarquée.

Je pense à ce projet de SIRH que l’un de mes élèves a accompagné en observation : tous les services étaient impliqués sauf… la paie (bah si, ça existe !). Résultat, un rejet massif dès le déploiement, et un retour en arrière extrêmement coûteux. L’erreur n’était pas technique, elle était relationnelle.

Et ce n’est pas qu’un cas isolé. D’après le Project Management Institute (PMI), près de 30 % des projets échouent à cause d’un manque d’engagement des parties prenantes. Dans les discussions que j’ai régulièrement avec des BA reconvertis, beaucoup me disent : « Je croyais que mon rôle, c’était de rédiger des spécifications. Je n’avais pas compris que je devais aussi aller convaincre, écouter, négocier. »

Comment corriger le tir ?

La première étape, c’est la cartographie des parties prenantes. Identifier qui est impacté, qui a du pouvoir de décision, qui est prescripteur ou utilisateur final. La seconde, c’est de créer un lien humain dès le début : une rencontre, un entretien, un atelier. Même bref, ce contact change tout. Les BA qui réussissent sont ceux qui comprennent que les « stakeholders » ne sont pas des cases dans un tableau Excel, mais des personnes avec des freins, des attentes, des zones d’influence.

La nuance

Tout le monde ne doit pas être impliqué de la même façon. Il existe un piège inverse : vouloir consulter absolument tout le monde. Cela peut paralyser un projet, générer du « bruit », multiplier les contradictions. Le rôle du BA est d’arbitrer : qui doit être entendu en profondeur, qui doit être simplement informé, qui peut être consulté à la marge.

Un autodidacte gagne en maturité quand il comprend que la Business Analyse est d’abord un art de gérer les voix multiples, pas seulement d’écrire des documents.

Erreur n°3 : exigences floues — erreurs fréquentes des Business Analysts débutants

C’est sans doute l’un des symptômes les plus classiques chez les Business Analysts autodidactes. On croit bien faire : écrire noir sur blanc que “le système doit permettre à l’utilisateur de créer un compte” ou “le logiciel doit afficher un tableau de bord”. On décrit ce qui doit être fait, le fameux quoi. Mais on oublie la dimension la plus essentielle : pourquoi.

Quand je demande aux BA’s que j’accompagne : « Pourquoi cette exigence fonctionnelle existe-t-elle ? De quel besoin provient-elle ? Quel objectif métier sert-elle ? », il y a souvent un moment de flottement. Parce qu’on leur a appris à décrire des fonctionnalités, pas à remonter jusqu’à l’intention. Or, un besoin sans justification métier n’est rien d’autre qu’une demande jetée en l’air (et on peut être submergées par ces demandes non justifiées).

Un exemple concret : dans un projet de gestion documentaire, un BA autodidacte avait spécifié une dizaine de fonctionnalités de recherche avancée. C’était précis, détaillé, documenté… mais totalement inutile. Pourquoi ? Parce que l’objectif métier était simplement de permettre aux équipes de retrouver rapidement les documents les plus récents. Résultat : six mois de développement partis dans des filtres complexes que personne n’a jamais utilisés.

Comment corriger le tir ?

Toujours relier chaque exigence à une finalité métier. Une bonne pratique consiste à reformuler systématiquement les besoins en ajoutant la question “pour quoi faire”. Exemple : “L’utilisateur doit pouvoir créer un compte pour accéder aux fonctionnalités personnalisées et suivre l’historique de ses demandes”. Ce simple réflexe change tout : il donne du sens aux développeurs, il aligne les parties prenantes et il évite de remplir un backlog d’items inutiles.

La traçabilité des exigences est un outil crucial pour faire le lien entre besoins métier et exigences produit.

La nuance

Dans certains environnements très réglementés — banques, assurances, santé —, la justification liée aux besoins individuels ou collectifs des utilisateurs passe au second plan, car le “quoi” est imposé par la loi ou les standards. Le BA doit alors naviguer autrement : s’assurer que la contrainte est bien comprise et respectée, même si le “pourquoi” n’a pas de valeur business directe.

Un BA autodidacte progresse quand il comprend que la qualité d’une exigence ne se mesure pas à la longueur du texte ou à la technicité des termes… mais à sa capacité à créer du sens partagé.

Erreur n°4 : ignorer les cas alternatifs — un piège à éviter pour devenir Business Analyst

Un autre travers fréquent des Business Analysts autodidactes : croire que tout se déroulera comme prévu.
On décrit le parcours idéal — l’utilisateur se connecte, clique, tout fonctionne — et on oublie tout ce qui peut dérailler. Ce fameux “Happy Path” rassure sur le papier, mais il ne survit jamais à la réalité.

Je me souviens d’un témoignage d’un BA français avec qui j’avais échangé : son projet de logiciel comptable avait été retardé de plusieurs mois parce que personne n’avait pensé au cas le plus basique… “comptabilité française et non pas uniquement avec la norme IFRS”. En gros, l’entreprise pouvait consolider les comptes de ses filiales, mais les comptables français ne pouvaient pas saisir leurs propres écritures en suivant le PCG français. Tout était prêt pour le lancement, sauf cette « petite exception », qui a suffi à bloquer la mise en production.

Et c’est toujours pareil : on pense que c’est un détail (et parfois on n’y pense pas du tout ), mais ce sont précisément ces scénarios “secondaires” qui ruinent l’expérience utilisateur et ternissent l’image d’un projet. Beaucoup de BA autodidactes débutants négligent ces scénarios alternatifs, un piège à éviter absolument.

Comment corriger le tir ?

Comment corriger le tir ?
Il existe un réflexe simple : pour chaque exigence, on peut par exemple poser la question “et si ça échoue ?”. Et documenter le chemin alternatif, même brièvement. Exemple : “Si l’utilisateur entre un mot de passe erroné, le système doit afficher un message d’erreur clair et proposer la réinitialisation.”
Travailler main dans la main avec les équipes de tests (QA) est aussi une excellente façon de sécuriser ces cas : les testeurs voient systématiquement ce que les autodidactes oublient.

La nuance

Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse. J’ai déjà vu des BAs s’engluer dans une avalanche de scénarios improbables : “Et si l’utilisateur saisit 257 caractères au lieu de 256 ? Et si la connexion internet saute à la seconde précise de la validation ?” Résultat : des documents interminables, inutilisables.
La clé, c’est le juste équilibre : couvrir les exceptions réalistes, celles qui ont un vrai impact métier ou utilisateur, et accepter que le risque zéro n’existe pas.

Un BA autodidacte gagne en maturité le jour où il cesse de croire à la perfection des parcours idéaux, et qu’il apprend à anticiper au maximum — sans tout dramatiser — l’imperfection du réel.

Erreur n°5 : trop de documentation — un frein pour le BA autodidacte

C’est un piège subtil, presque noble : l’envie de bien faire. Beaucoup de Business Analysts autodidactes pensent prouver leur valeur en livrant des documents détaillés, impeccables, exhaustifs… dès les premières semaines.
Le problème ? Ces pavés finissent au mieux sur une étagère, au pire à la corbeille. Et il faut les réécrire 100 fois.

Je me souviens d’un collègue qui avait produit un cahier des charges de plus de 120 pages pour un outil interne. C’était beau, structuré, complet. Mais personne n’a jamais pris le temps de le lire. Les développeurs ont ouvert le document une fois, ont soupiré devant l’ampleur de la lecture… et ont fini par poser directement leurs questions en réunion. Trois semaines de travail perdues.

Et ce n’est pas qu’une anecdote isolée. Dans un article de Sphere Inc. consacré aux erreurs fréquentes en Business Analyse, la documentation inutile figure parmi les plus gros écueils : non seulement elle fait perdre du temps, mais elle éloigne le BA de son rôle premier, qui est de clarifier et de faciliter, pas de rédiger pour la beauté du geste.

Comment corriger le tir ?

Adopter une logique itérative. Plutôt qu’un document final de 80 pages, livrer une première version de 10 pages, validée et enrichie au fur et à mesure. Utiliser des supports visuels, des wireframes, des user stories : des formats plus digestes, plus collaboratifs. Ou alors, livrez un premier jet, avec un workflow identifié de validation documentaire. Par exemple, V1 = draft en cours, V2 = draft finalisé, V3 = document vérifié par les opérationnels, V4 = document validé par le HO etc.
Un autre bon indicateur : si votre livrable nécessite plus de 20 minutes d’explication, il est probablement trop lourd.

La nuance

Il existe toutefois des contextes où la documentation “lourde” est nécessaire : secteurs réglementés, audits, appels d’offres. Dans ces environnements, un dossier complet et conforme est parfois le seul moyen d’éviter les litiges.
La vraie compétence du BA autodidacte, ce n’est pas de documenter moins ou plus, mais de savoir juger ce qui est utile dans chaque contexte.

En clair, documenter trop tôt ou trop tard n’est pas le problème. Le problème, c’est de documenter sans se demander : “À qui cela sert, maintenant ?”

Erreur n°6 : appliquer des frameworks sans adaptation — erreurs fréquentes des autodidactes

C’est une tentation bien connue des autodidactes : s’accrocher à une méthode comme à une bouée. On découvre le BABOK, on suit une formation sur l’agilité, on tombe amoureux du BPMN… et on plaque tout ça tel quel sur le terrain.
Sauf que la réalité, c’est qu’aucun projet n’est une copie conforme du manuel.

Et ce piège est universel. Sur des forums comme Reddit r/businessanalysis, de nombreux BA racontent avoir voulu “appliquer à la lettre” un framework appris… pour découvrir que chaque organisation a sa propre culture, ses propres contraintes, ses propres codes.

Comment corriger le tir ?

Avant de choisir une méthode, il faut observer le terrain : quelle est la maturité de l’équipe ? Quelles sont ses habitudes ? Quelle est la tolérance à la nouveauté ? Puis, adapter.
Parfois, un simple tableau de suivi partagé vaut mieux qu’un diagramme UML sophistiqué. Parfois, un atelier de 45 minutes produit plus de valeur qu’un backlog entier.
La clé, c’est l’adaptation, pas la rigidité.

La nuance

Attention cependant : dans certains environnements — grands comptes, secteurs audités, projets multi-équipes — suivre une méthode “à la lettre” est précisément ce qui sécurise le projet. J’ai vu des BAs se protéger grâce à des cadres stricts, qui servaient de référence incontestable en cas de désaccord.
Autrement dit, “copier-coller” n’est pas toujours une erreur… mais seulement quand le contexte l’exige vraiment.

Un BA autodidacte gagne en crédibilité le jour où il cesse de chercher la méthode parfaite, et qu’il commence à construire la sienne, en piochant et en adaptant ce qui fonctionne.

Enfin, pour progresser en Business Analyse, même un autodidacte doit rejoindre une communauté et consolider ses compétences, ce qui m’amène à l’erreur n°7.

Erreur n°7 : croire que l’autodidacte peut progresser seul en Business Analyse

C’est probablement l’illusion la plus tenace chez les Business Analysts autodidactes, surtout celles et ceux qui ont commencé il y a des années et pour lesquels c’est devenu une seconde nature : penser qu’accumuler des lectures, des tutos YouTube et quelques essais personnels suffira pour devenir solide dans le métier.
Oui, vous pouvez apprendre énormément seul. Mais la Business Analyse n’est pas une discipline théorique : c’est une pratique vivante, qui se joue dans la confrontation aux parties prenantes, dans la gestion des tensions, dans la capacité à obtenir du feedback et à se remettre en question.

Car même en avalant les tonnes de pages des syllabus de schémas certificateurs, vous pouvez vous sentir perdu face aux interlocuteurs métiers. Et c’est normal. Les livres, les articles, les vidéos sont des points de départ. Mais ce qui transforme un BA, c’est une formation complète sur la pratique opérationnelle, mais aussi l’expérience réelle, les projets, les erreurs, et les échanges avec d’autres praticiens.

Comment corriger le tir ?

Tout d’abord, formez-vous. Quand j’ai commencé, il y a des années, les compétences en communication, en résolution de problème, en rédaction et en analyse suffisaient à vous dérouler le tapis rouge.

Mais de nos jours, ce n’est plus le cas. La Business Analyse est de plus en plus identifiée comme un accélérateur de performance économique et technologique. Les employeurs sont par conséquent ultra exigeants lors de leurs recrutements, et leurs attentes ont bondi.

Apprendre sur le tas, se spécialiser, oui, mais APRES avoir misé sur une professionnalisation complète en business analyse. Et non pas sur l’un des nombreux autres domaines interconnectés, comme un langage informatique, un outil, une méthode de gestion de projet ou une connaissance sectorielle. Mesdames et messieurs les recruteurs : svp, renseignez-vous sur ce qu’est réellement la Busines Analyse avant de publier des annonces de moutons à 18 pattes !

Autre conseil : rejoindre une communauté. Chercher un mentor. Participer à des groupes LinkedIn ou Slack de Business Analysts. Assister à des meetups, à des conférences. Demander du feedback explicite à vos collègues et parties prenantes.


Bref, sortir de l’isolement. La progression d’un BA dépend aussi de la qualité des conversations qu’il a avec son écosystème.

La nuance

Parfois, l’autodidactie est une vraie force. Ne pas être formaté par une école ou par un cadre rigide permet de garder une liberté d’esprit, d’expérimenter, de s’inventer des pratiques innovantes. Certains des meilleurs BAs que j’ai croisés n’avaient jamais suivi de formation officielle : mais ils avaient cette curiosité insatiable, et surtout, l’humilité d’aller chercher des avis extérieurs.

En réalité, l’erreur n’est pas de vouloir apprendre seul. L’erreur, c’est de croire qu’on peut progresser uniquement seul.

Mon conseil

Et si, finalement, la plus grande erreur d’un Business Analyst autodidacte n’était pas dans ses livrables, ni dans ses méthodes, ni dans ses outils… mais dans l’idée qu’il y a un jour une “fin de parcours” ?
Parce qu’en réalité, la Business Analyse est un métier mouvant, polymorphe. Chaque projet réinvente les règles. Chaque entreprise redéfinit le rôle. Chaque équipe apporte son lot d’imprévus.

Alors, corriger ces 7 erreurs, oui. Mais surtout, accepter qu’il y en aura d’autres demain. Parce que c’est le propre de ce métier : avancer dans la complexité, apprendre en marchant, et se réinventer en permanence.

La vraie question, ce n’est donc pas : “Quelles erreurs dois-je éviter ?”
C’est : “Quelle est l’erreur que je refuse encore d’affronter aujourd’hui… et qui me freine plus que je ne veux l’admettre ?”

Image de Alice Svadchii

Alice Svadchii

Fondatrice de Best Of Business Analyst©
Formatrice⎥Coach⎥Conférencière⎥Créatrice de contenus

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