La profession de BA

Business Analyst: un métier incontournable

Le défi du Business Analyst

En français, le terme de « Business Analyst » a de nombreux synonymes, jugez plutôt: consultant / analyste métier, analyste/consultant fonctionnel, assistant à la maîtrise d’ouvrage (AMOA), assistant à la maîtrise d’oeuvre (AMOE), product owner, analyste d’exigences, analyste des processus, responsable procédures, analyste d’entreprise, chef de produit SI, responsable qualification / recette, spécialiste solutions.

Pas étonnant, quand on connaît la large palette de domaines couverts par ce métier !

Les missions du consultant fonctionnel

La mission du Business Analyst varie en fonction de l’Organisation, de sa taille, de son secteur d’activité, du projet et des besoins finaux. Elle pourra être orientée  vers l’analyse métier, l’IT, la gouvernance, ou … tout à la fois.

Positionnement Business Analyst

La Business Analysis, une discipline récente

Le Business Analyst est donc celle ou celui qui pratique l’analyse métier, la « Business Analysis ».

Cette discipline est assez récente, ayant été formalisée pour la première fois en 2005 en tant que norme commerciale dans le BABOK® de l’IIBA® . Mais, en réalité, elle existe depuis que l’Entreprise existe… Ses domaines de compétences n’avaient cependant pas encore été décrits.

L’analyse métier a pour objectif d’aider les organisations à définir et implémenter la solution optimale qui couvrira leurs besoins. Cette démarche intègre les contraintes de type calendrier, budget, réglementations, etc.

Bien qu’on l’associe le plus souvent aux projets informatiques, son périmètre est beaucoup plus large. En réalité, la Business Analysis intervient dès qu’une Organisation rencontre un problème ou souhaite faire évoluer son métier.

Un triste constat : 80% des projets informatiques sont des échecs

Un échec signifie un ou des objectifs non atteints, en termes de délai, coût et/ou qualité. Autrement dit, il y a un écart considérable entre les attentes initiales du client et la solution livrée.

Ces écarts ont deux causes majeures :

  • Un défaut de compréhension des attentes fonctionnelles du client.

Outre le mécontentement de ce dernier, cela conduit à la mise en place de « rustines » coûteuses, pendant et après le cycle de vie du projet. Il arrive même encore trop fréquemment que la solution livrée ne puisse tout simplement pas être utilisée…

  • Une architecture technique inappropriée.

Parmi les nombreux problèmes que celle-ci génère, on notera des performances inacceptables pouvant rendre la solution impraticable, ou encore, l’impossibilité de faire évoluer la solution au fil de l’eau.

En d’autres termes, un projet informatique, pour se donner toutes les chances de réussite, a besoin de compétences élevées en analyse métier et architecture des systèmes d’information.

Étonnant donc de constater que dans leur grande majorité, les organismes de formation initiale se focalisent sur la programmation et la gestion de projet. Eh oui, pour devenir Business Analyst ou architecte en SI, il faut en général apprendre « sur le tas »! Ou alors, avec un peu de chance et un employeur conscient de l’enjeu, accéder à des modules de formation continue, quand ils existent (voir par exemple cet article).

Le challenge moderne : s’adapter constamment au changement

Beaucoup d’Organisations manquent de collaborateurs disponibles et formés pour intervenir sur leurs projets de gestion du changement. Or, ces derniers n’ont jamais été aussi nombreux : le progrès exponentiel des technologies et la mondialisation obligent les Systèmes, auparavant stables durant une longue période, à se remettre en question sans cesse. Le mouvement, c’est la Vie. Une Organisation statique est condamnée à mort.

Les systèmes d’information (et non pas uniquement informatiques) étant de plus en plus complexes, le défi consiste donc à retraiter la quantité gigantesque de données disponibles pour être plus rapide, efficace et efficient que les concurrents.

Et pourtant, la pénurie actuelle de profils experts dans l’analyse métier – en particulier sur les marchés francophones – conduit nombre de professionnels à se reconvertir sans formation préalable. L’inverse vaut également: beaucoup de SSII / ESM, pour répondre aux opportunités du marché, poussent leurs ingénieurs informaticiens à devenir Business Analysts, là aussi sans connaissance du métier.

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Alice Svadchii
Alice Svadchii
Auteure du blog et Business Analyst enthousiaste

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Alain S

Article très clair et qui adresse le challenge majeur des entreprises aujourd’hui : on n’évolue pas en achetant des logiciels « dernier cri » et en les plaquant sur une organisation figée.
Merci Alice