Techniques et méthodes

Décrire et modéliser des situations complexes

VIDEO modelisation pensee conceptuelle

Qui ne s’est jamais senti perdu(e) face à une très grande quantité de données hétérogènes à collecter, vérifier, synthétiser, ou analyser? Tout business analyst qui se respecte aura vécu cet état de solitude absolue, lors de laquelle il/elle n’arrivait pas à savoir par quel bout prendre le problème.

Dans cette vidéo, je vous livre mon astuce, qui m’a aidée sur de nombreux projets informatiques comme non-informatiques, et que je partage à chaque fois avec mes « collègues de galère » car elle est extrêmement efficace.

A votre tour de la connaître!

Retranscription de la vidéo:

Aujourd’hui, je vais vous donner une de mes astuces pour développer et utiliser l’une des compétences clé d’un Business Analyst : le raisonnement conceptuel.

Définition du raisonnement conceptuel

Qu’est-ce que c’est que le raisonnement conceptuel ?

C’est tout simplement le fait d’appliquer des constructions mentales pour expliquer des problématiques. Cela permet de relier des situations complexes ou qui n’ont pas de rapport évident entre elles.

Face à une grande quantité d’informations à structurer et décrire, utiliser le raisonnement conceptuel est fondamental, faute de quoi on risque de se noyer dans les détails et d’être incapable d’en comprendre la photo globale.

Comment l’utiliser quand on est Business Analyst?

Un business Analyst collecte des informations de toutes sortes, provenant de sources multiples – contributeurs, réglementations, informatique / technologie, sciences humaines et sociales …).

Il doit ensuite les analyser, organiser et synthétiser les éléments qu’il juge importants, afin d’émettre des recommandations, décrire des propositions de changement, valider des solutions etc.

Est-ce que vous avez remarqué à quel point il peut être compliqué de relire, de valider et de prendre des décisions pertinentes quand les documents sont trop denses et truffés de détails ?

Même si on en comprend la structure générale, comment être sûr que les hypothèses de travail décrivent bien tous les cas de figure ? Ou même, que celles-ci sont correctement formulées et qu’elles ne nous conduisent pas sur de fausses pistes ?

Comment acquérir cette compétence?

C’est là qu’intervient le raisonnement conceptuel.

Tout le monde ne possède pas naturellement cette compétence. Mais, bonne nouvelle, elle peut se développer:

  • avec l’habitude / l’expérience …
  • Et en appliquant une astuce que tous les programmeurs connaissent, ainsi que les business analysts issus de formations en informatique
  • Mais que, pourtant, peu d’entre eux appliquent volontairement.

Vous avez deviné ?

Il s’agit tout simplement des algorithmes.

Pas de panique, si vous ne savez pas ce qui se cache exactement derrière ce mot barbare, je vais vous l’expliquer !

Pour les autres, qui se disent « ahhh c’est ça sa fameuse astuce ?  C’est bizarre, normalement, il y a d’abord les spécifications fonctionnelles détaillées, et après seulement, le développeur crée son code sur la base des algorithmes »

Là aussi, ne bougez pas de votre chaise, je vais vous expliquer pourquoi utiliser les algorithmes quand on fait des analyses métier.

Définition d’un algorithme

Tout d’abord, une petite définition sur ce qu’est un algorithme :

C’est une suite d’instructions, qui une fois exécutée correctement, conduit à un résultat donné. Pour fonctionner, un algorithme doit donc contenir uniquement des instructions compréhensibles par celui qui devra l’exécuter.

Il faut donc être méthodique et rigoureux. En effet, chaque fois qu’on écrit une série d’instructions qu’on croit justes, il faut systématiquement se mettre mentalement à la place de la machine ou de la personne qui va les exécuter, afin de vérifier si le résultat obtenu est bien celui que l’on voulait.

On peut même faire cet exercice dans le monde réel, au travers de simulations, de jeux de rôles ou de maquettes même très simples avec un papier et un crayon.

Les 4 grandes familles d’instructions

Les ordinateurs ne sont fondamentalement capables de comprendre que quatre catégories d’instructions :

  • l’affectation de variables
  • la lecture / écriture
  • les tests
  • et les boucles

Un algorithme informatique se ramène donc toujours au bout du compte à la combinaison de ces quatre petites briques de base.

Comment (se) poser les bonnes questions en analyse métier?

Pour que cela soit plus concret, voyons ensemble les questions que vous pourriez vous poser grâce à l’utilisation de ces familles algorithmiques :

  1. Avec les affectations de variables, demandez-vous par exemple quel est le type de la donnée en cours d’analyse : est-elle booléenne (vrai / fausse, valeur A ou valeur B…), textuelle, numérique, monétaire ou est-ce une date ? Les questions que vous poserez à vos interlocuteurs émergeront d’elles-mêmes si vous réfléchissez de cette manière.
  2. La seconde catégorie d’algorithmes aide à vous interroger sur la manière dont le programme ou l’acteur doit accéder à la fonctionnalité, au processus, au produit ou au service. Il y a 3 possibilités : en consultation, en modification ou en suppression.
  3. La catégorie des instructions de test permet de lister et structurer toutes les hypothèses de travail pour arriver au résultat attendu. On trouve ici des syntaxes du type SI…ALORS…SINON, ou encore CAS n°1…CAS N°2 etc SINON ce qui se passe quand l’évènement, la situation ou la problématique ne rentre dans aucun de ces cas.
  4. Avec la dernière catégorie, celle de boucles (encore appelées répétitions, ou itérations), vous pouvez également vous demander ce qui se passe TANT QUE une condition perdure, et ce qui se passe quand celle-ci prend fin.

Voilà, vous savez à présent comment développer et utiliser un raisonnement conceptuel grâce aux algorithmes. Cette astuce est extrêmement puissante car elle permet non seulement de collecter et d’analyser une information exhaustive, claire, non ambigüe et vérifiée

Mais elle permet en outre de rédiger des documents de qualité, facilement exploitables par les autres contributeurs de vos projets.

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Alice Svadchii
Alice Svadchii
Auteure du blog et Business Analyst enthousiaste

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